Partage 3 - Ma fascination pour les marchés

Partage 3 - Ma fascination pour les marchés

Petite, je m'installais sur le bord de la route avec des petits bouquets de fleurs des champs attachés avec une brindille d'herbe que j'espérais vendre à des passants imaginaires . Enfant, je jouais souvent au magasin sans savoir qu'un jour j'allais en faire mon métier. J'ai étudié dans complètement autre chose avant que la vie m'amène à ce que je fais présentement et qui a toujours fait partie de ma nature.

 

C'est en voyageant que le goût de me lancer en affaires est né. Je n'ai pas étudié le commerce à l'école, j'ai plutôt été inspirée par les gens rencontrés tout au long de ces voyages en Asie. J'y ai vu des milliers de commerçants du plus petits au plus gros avec toutes sortes d'idées et de concepts. En Inde, j'ai été touchée par cet homme qui, avec son pèse-personne comme fond de commerce, offrait de nous révéler notre poids en échange de quelques roupies. Partout dans le monde, ils attirent mon attention ces gens qui, avec presque rien, arrivent à vivre, à tirer un petit profit en usant d'imagination et de travail acharné. Les kiosques, les échoppes, les bouibouis, les marchés, et toutes formes d'activités commerciales, font partie des attractions majeures de mes voyages et sont sources d'inspirations intarissables.

 

 

Pendant quelques étés, alors que nous étions dans la vingtaine, mon conjoint et moi avons travaillé au Japon. Nous vendions des bijoux dans la rue; des bijoux qui provenaient surtout de l'Asie du Sud-Est, de la Thaïlande plus particulièrement. Nous avons beaucoup appris de cette expérience, sur nous-mêmes et sur nos qualités de vendeurs et d'entrepreneurs. À mon avis, en Asie, on trouve les meilleurs commerçants, de bons vendeurs et la profession y est beaucoup plus respectée que chez nous. Nous avons fait le pari que si nous arrivions à vendre des bijoux aux Japonais qui avaient des goûts complètement différents des nôtres, nous aurions sûrement du succès chez nous avec des produits choisis pour notre marché québécois. L'idée originale de la Boutique Nomade était de travailler, de gagner notre vie tout en continuant à voyager. Nous avons commencé tranquillement, d'abord en remplissant nos sacs à dos et en vendant nos trouvailles dans des kiosques un peu partout dans les festivals, universités et cégeps. Puis, nous avons ouvert des boutiques temporaires pour le temps des fêtes, aujourd'hui on les appelle des "pop up store"... jusqu'au jour où nous avons décidé de nous installer à Ste-Luce-sur-mer pour ouvrir notre première boutique. C'était en 1999 et la boutique saisonnière existe toujours. Depuis, nous avons ouvert plusieurs autres boutiques; six au total et fournissons d'autres magasins au Québec. Notre boutique en ligne est en opération depuis bientôt 1 an. Notre entreprise a grossi, les choses évoluent. Toutefois, une chose n'a pas changé: c'est notre passion pour les voyages, l'aventure et le commerce!

 

  

Encore aujourd'hui, j'ai une profonde admiration et fascination pour tous ces gens qui font de la vente au détail leur défi quotidien et qui se battent pour survivre dans cette jungle du commerce en constante mutation. Ces gens, nous les côtoyons tous les jours. Ils sont nos voisins, nos amis, ils sont importants et ils font rouler notre économie, ils nous nourrissent, nous habillent, nous divertissent, etc. Ils sont là pour répondre aux besoins de leur clientèle et n'existent et persistent que pour cette simple raison ! La vente c'est tout simplement répondre à un besoin!

 

Mes voyages d'achats sont une constante quête vers la découverte de nouveaux trésors et les belles rencontres ...

 

 

 

 

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